
Lorsque l’on pratique l’itinérance à vélo lors d’un voyage à vélo ou d’une virée en bikepacking, le problème du stockage et de la sécurisation du vélo peut se poser. Il y a plusieurs écoles quant au stockage du vélo en voyage pour éviter le vol ou le vandalisme de votre précieux deux-roues. Certains s’alourdissent d’un antivol lourd et coûteux, d’autres préfèrent des solutions un peu plus artisanales mais qui ont aussi démontré leur efficacité. Voici une liste de conseils qui vous permettront de faire votre choix et de résoudre le problème du stationnement de votre monture lors d’un voyage à vélo.
La règle d’or : rester vigilant
La vigilance est la première arme pour éviter de se faire dérober son vélo lors d’un voyage en bikepacking. Que vous preniez un antivol ou pas, la vigilance reste le moyen de défense le plus efficace. Les voleurs de vélo peuvent être très organisés ou carrément opportunistes. Il faut rester suffisamment méfiant et ne pas prendre de risques inconsidérés pour stationner votre vélo quand vous ne roulez pas pendant la journée (courses, visites) ou la nuit. Ces deux moments sont ceux où vous êtes le plus vulnérable. Ayez bien un esprit critique sur l’endroit où vous laissez votre vélo ainsi que sur la manière de le sécuriser. Toutefois, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et emporter un antivol de 2 kilos qui entraverait votre progression.
Faut-il choisir un antivol lourd et costaud pour un voyage à vélo ?
Plusieurs écoles s’affrontent sur cette question. Faut-il prendre un antivol ou pas en bikepacking ? Faut-il investir dans un antivol costaud ?
De manière générale, il est déconseillé de s’encombrer d’un antivol lourd lors d’un périple en vélo. Les moments où le vélo est hors de votre vue sont souvent brefs et dans ce cas un antivol léger ou une personne surveillant votre vélo peuvent faire l’affaire. Gardez bien à l’esprit qu’aucun antivol n’est inviolable, ils ne font que retarder le méfait. Ainsi, si vous devez vous absenter un long moment, il reste préférable d’utiliser un autre moyen de surveillance plutôt que de ne faire confiance qu’à votre antivol (box fermé, surveillance physique, lieu avec des caméras etc).
Un antivol costaud alourdit considérablement votre paquetage et n’est pas souvent nécessaire.
Quelle efficacité ont les antivols premier prix pour lutter contre le vol lors d’un voyage à vélo ?
Les antivols bas de gamme ont surtout un effet dissuasif. Il peut être judicieux d’en emporter un avec vous si vous pensez laisser votre vélo sans surveillance quelques fois, pour des courses par exemple. Ils empêchent ainsi un opportuniste de partir avec votre vélo sans aucune résistance. Cependant, ils sont d’une faible protection comme les pinces coupantes, les scies et les tentatives d’arrachage. Ils ont l’avantage d’être léger et de prendre peu de place. Vous pouvez opter pour cette solution pour sécuriser votre vélo lors de courts arrêts. Il n’est pas souvent nécessaire d’opter pour un antivol lourd et de bonne qualité en bikepacking (sauf cas particuliers dans des zones à risques).
Gardez toujours un oeil sur votre vélo
La meilleure des protections reste la surveillance visuelle de votre vélo. Essayez tant que c’est possible de garder un oeil sur votre vélo. Lorsque ce n’est pas possible (courses, arrêt dans un café etc), demandez alors à quelqu’un de surveiller votre vélo pendant quelques instants.
Évitez de prendre un vélo trop tape-à-l’oeil pour voyager à vélo
Malheureusement, certains vélos sont plus tape-à-l’oeil que d’autres. Plus votre vélo est haut de gamme plus il peut attirer la convoitise de personnes mal intentionnées. Nous vous conseillons de ne pas partir forcément avec un vélo dernier cri, encore plus si vous partez dans une zone du monde où la valeur du vélo pourrait représenter plusieurs mois de salaire. Il vaut mieux dans ce cas utiliser un vélo efficace mais sobre, que l’on remarque pas forcément ou moins. Cela peut être frustrant mais apporte une tranquillité d’esprit supplémentaire. Inutile donc de partir avec le dernier groupe électrique tout juste sorti, avec un cadre et des composants rutilants et très haut de gamme. De toute façon, ce n’est pas forcément l’esprit du bikepacking.
Si vous dormez dans un établissement touristique, vérifiez leur politique d’acceptation des vélos
Le moment du sommeil peut être critique pour la sécurité de votre vélo. Si vous faites du bivouac dans un endroit isolé, vous prenez peu de risques en dormant avec le vélo simplement à côté de vous. Vous pouvez aussi utiliser la technique du fil de pêche décrite plus bas ou un antivol bas de gamme pour vous rassurer.
Si au contraire vous dormez dans un établissement touristique, nous vous conseillons vivement de prévenir l’établissement ou l’hôte que vous arrivez en vélo et comptez les stocker en sécurité. La plupart du temps le personnel ou l’hôte sont habitués et vous proposeront une solution parfaite et sûre. Pensez bien à vérifier au préalable pour éviter les mauvaises surprises et ne pas avoir à stocker votre vélo dans un endroit peu sûr lors de votre périple.
Soyez astucieux, utilisez du fil de pêche pour sécuriser votre vélo
Quand on fait du bivouac, il est compliqué de sécuriser complètement son vélo puisqu’il reste le plus souvent à l’extérieur de la tente. Pour éviter les vols opportunistes (normalement peu probables) vous pouvez attacher votre vélo intelligemment à la tente ou à un élément à l’intérieur de celle-ci. Une bonne technique consiste à utiliser du fil de pêche pour attacher le cadre de votre vélo à l’armature de la tente, à un sac qui reste à l’intérieur de la tente ou carrément à votre duvet.
Le fil de pêche est très léger et ne vous encombrera pas, il est aussi presque invisible. Une personne mal intentionnée, pressée de monter sur votre vélo pour partir avec ne le remarquera sûrement pas. Vous serez ainsi réveillé et prévenu. Pour compliquer encore plus le vol, vous pouvez aussi enlever des éléments du vélo (roues, selle etc) pour les garder dans la tente pendant la nuit.
Faut-il acheter des moyens de défense plus sophistiqués (GPS, cadenas alarme etc) pour avoir l’esprit tranquille
Ces gadgets peuvent parfois se révéler utiles pour retrouver un vélo volé, dans le cas du GPS, ou pour avertir d’un vol imminent, dans le cas des cadenas alarme ou des alarmes de mouvement. Cependant, ils ne vous exonèrent pas d’être vigilant. En plus de n’être que modérément efficaces, ils sont le plus souvent chers et sont parfois de véritables gadgets.
Vous pouvez investir dans un cadenas alarme pour vous rassurer mais cela ne doit pas vous empêcher d’être prudent et vigilant. Les voleurs aguerris connaissent le plus souvent ces systèmes et savent aussi les déjouer.
Que faire de la sacoche de vélo pour éviter de se faire détrousser lors des arrêts ?
Quand vous vous arrêtez, essayez de prendre votre sacoche avec vous de manière à ne pas tout perdre si un malheur arrivait à votre vélo. Il faut surtout faire attention à vos affaires dans les campings la nuit. Dans la mesure du possible, conservez vos sacoches à l’intérieur ou dans votre tente si vous faîtes du bivouac le soir.
Vous voilà maintenant bien armés pour éviter des mésaventures désagréables lors d’un voyage un vélo 😉 !
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